Le jardinier et la mort

Le silence peut être imposé sans difficulté à ceux qui n’auront jamais droit à la parole.

 

Le patron m’a demandé de tailler la haie, je l’ai fait avec joie, puis de tondre la pelouse ave rigueur, puis d’épandre de l’engrais aux pieds des rosiers avec parcimonie.

Mais quand il m’a ordonné de labourer le pré derrière la maison et que j’y ai trouvé des sortes d’os pourris, dont un crâne qui obstruait l’outil, il m’a regardé d’un drôle d’air, comme si j’étais coupable.

J’ai demandé si je devais les collecter pour usage futur.

Il m’a licencié sur le champ avec un gros chèque d’indemnité.

Je me demande si j’ai bien fait de n’en point causer à la police, mais je cherche un employeur, alors il faut comprendre mon silence

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