Carnets de Guerre 14-18

1 - Marius et Vie quotidienne (04)Marius CORDIER


Caporal réserviste

21ème Compagnie d’aérostation

Toul

Demeurant 72 rue LAMARCK, à PARIS

Adresse des parents : J.CORDIER

220 Bd VOLTAIRE – PARIS

   

Genre : carnet de route d’un soldat aérostier, première guerre mondiale, mis en forme sans rien ajouter par respect, nous ne sommes pas en face de littérature mais du vécu en temps de guerre. Il se trouve que mon grand père n’était point sujet aux épanchements et que son écriture est brute. Si vous voulez savoir pourquoi, il faudra me le demander.  

Son livret militaire : Marius Louis Emile Cordier né le 27 mai 1886 à La Charité sur Loire, employé de commerce, fils de Jules Jean Cordier engagé volontaire dans le corps franc des Vosges en 1870 et de Camille Emilie Girault. Cheveux, sourcils, yeux : châtains. Front :ordinaire. Nez : moyen. Bouche : moyenne. Menton : rond. Visage : ovale. Taille 1,71 m. Démobilisé (caporal) « mis en route isolément sur Paris » le 26 mars 1919. Inscrit sur le Livre d’Or des Soldats de Verdun N° D 4298, sergent au 1er groupe d’aérostation 31ème compagnie d’aérostiers. Divorcé le 29 juillet 1918 à la requête et au profit de chacune des parties, l’une au front, l’autre, Georgette Louise Augustine Suard, retournée chez sa mère avec les meubles (pour cause de solitude intense). Décédé le 17 juillet 1954 en son domicile, 220 bd Voltaire, Paris 11è à l’âge de 68 ans d’un cancer du poumon.

En souvenir de Paul Girault, sous lieutenant au 139è régiment d’infanterie, tué au Bois des Corbeaux près Verdun le 10 mars 1916 dans sa 20ème année.

Transcripteurs : Claude Cordier et Michel Roszewitch

T’as vu grand père ? J’ai fait mon possible pour rétablir ta juste rétribution dans cette guerre de dingues comme sont toutes les guerres, je te parle depuis le XXIème siècle qui a démarré sans fleur aux fusils par une saloperie du même type, innocentes victimes, patrimoine dévasté, humanité exsangue Nous y survivons car nous ne sommes plus sous les bombes, sauf attentat, mais ce mot toi connais pas. T’as vu grand père, je porte ton alliance, celle qui a scellé ma filiation avec toi ? Moi qui crois en la réincarnation et me veux fille de l’ourse. D’où que tu sois, ange, ou autre, tu me suis petite de quatre ans sautillant entre tes grands pas de celui qui a tout vu, tout vécu, tout assumé, tout su, si mon ange gardien existe, il a ton sourire.
 

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